Retour d’expérience (ré)unification SED-STIP au centre de Sophia Antipolis Méditerranée

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Depuis juillet 2015, j’ai pris la responsabilité du Service Transfert pour l’Innovation et Partenariats (STIP). Cela n’a rien de particulier en soi si ce n’est que j’exerce cette fonction à 50% de mon temps tout en restant responsable du Service d’Expérimentation et de Développement (SED). Cet article vise à faire un premier retour sur cette expérience originale.

 
Cette prise de fonction traduit la volonté d’expérimenter un rapprochement concret des services STIP et SED du centre de Sophia Antipolis. Cette expérimentation doit permettre, entre autres, de définir une trame commune et cohérente de soutien pour les Equipes-Projets (EP).

 
Plusieurs changements sur ces 2 services sont d’ores et déjà perceptibles et sont décrits dans ce qui suit.

 
1. Sur le fond

Il existe très souvent un continuum entre les activités des EP, le développement technologique et le transfert. Se doter d’un service cohérent ayant la vocation de soutenir les EP dans leur production technologique avec la possibilité de faire du transfert semble pertinent.
A titre d’exemple, les Chargés des Partenariats et des Projets d’Innovation (CPPI), les ingénieurs SED et les EP travaillent de plus en plus naturellement de concert sur les montages des projets InriaHub, qu’ils soient Action de Développement Technologique (ADT), Action de Transfert Technologique (ATT), projet Carnot, etc.

 
Par ailleurs, la fusion envisagée des deux services vise à constituer une véritable équipe aux compétences variées et qui partage les mêmes objectifs. Le résultat attendu est d’offrir des possibilités bien plus étendues pour nos projets innovants, depuis leur naissance au sein des EP jusqu’à leur diffusion et leur transfert avec, en point de mire, un impact sur le monde industriel et la société en général.

 
Enfin, le fait de proposer un soutien cohérent aux EP à travers un unique service facilitera les mécanismes d’appropriation de bonnes pratiques et d’outils pour le développement, le transfert et l’innovation auprès des chercheurs de l’Institut et de leurs partenaires académiques et industriels.

 
2. Sur la forme

a. Dev-center

Les deux services sont installés dans un bâtiment commun, qui se décompose en plusieurs espaces de travail :

  • open space pour le SED, les ingénieurs en CDD dans des ADT ou ATT, les porteurs de startups en maturation ;
  • bureaux du STIP ;
  • salle de coding sprint ;
  • salles de réflexions et de réunions ;
  • showroom.

Cette proximité des collaborateurs, mais aussi des ingénieurs affectés à des ADT ou ATT dans les EP, ainsi que des porteurs de projet de startups permet de mettre en synergie de nombreux aspects du développement et du transfert. La connaissance croisée de tous ces développements de façon décloisonnée est un véritable atout dans l’activité et la mutualisation des savoir-faire et des productions de chacun.

 
b. Réunions collectives

Nous faisons une réunion de service(s) en commun : les 2 équipes sont réunies mensuellement pour échanger largement sur les sujets DGD-T (transfert et développement).

 
Nous avons des dreamtech sur des sujets développement depuis longtemps, ces réunions sont étendus maintenant aux sujets transfert (nous avons eu récemment une présentation sur la stratégie Océan Bleu par Guillène Ribière, notre CPPI récemment recrutée). Toutes ces réunions sont ouvertes systématiquement aux ingénieurs SED, aux Chargés des Partenariats et des Projets d’Innovation (CPPI) et à notre assistante de valorisation (et parfois aux porteurs de projets de start-ups et aux ingénieurs en CDD dans les EPI).

 
c. Mode projet et méthode agile

Nous privilégions le travail en mode projet et utilisons des méthodes agiles pour le développement, mais aussi pour la gestion des dossiers du STIP : comme le SED travaillait déjà en grande partie avec des méthodes agiles sur ADT, le changement est plus marqué côté STIP où nous avons maintenant chaque lundi matin une réunion pour fixer nos tâches prioritaires de la semaine de façon collective “à la manière” de la méthode Scrum (avec des post-its qui envahissent nos fenêtres !). Cette approche présente un léger surcoût, mais permet de maintenir un haut niveau d’échange entre les membres du STIP, d’augmenter les compétences de chacun sur de nombreux domaines et d’améliorer la robustesse du service (par exemple en cas d’absence d’un membre du service).

 
Il est important de noter aussi que cette approche collective n’est pas en contradiction avec l’autonomie de chacun, ses compétences individuelles et la notion de référent par dossier.

 
d. Proof of Concept (PoC) pour des partenaires industriels

Le STIP peut s’appuyer sur le SED pour produire un prototype très léger et fonctionnel, permettant de répondre partiellement à un besoin évoqué par un industriel, dans le but de dégager des pistes pour un partenariat scientifique plus conséquent. Il s’agit de développements à hauteur d’un homme.mois maximum permettant de faciliter la mise en exergue de certains verrous à lever et sur lesquels Inria a une véritable valeur ajoutée via un contrat plus long terme. Ce mécanisme permet régulièrement de répondre à une attente récurrente de certains industriels, notamment ceux dont le domaine d’activité n’est pas directement lié aux sciences du numérique.

 
Conclusion

En conclusion, je rappelle que ce court article a surtout vocation à informer sur l’état d’avancement de cette expérimentation, et n’est que mon avis à ce stade. Dans tous les cas, je me tiens à la disposition de ceux qui auraient des questions ou des remarques sur ce que j’y ai présenté.

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